* Obamania... et après ?
Evidemment, je suis satisfait que mister Frites ne soit pas à la Maison Blanche. Le sceptique à l'égard du "rêve américain" ne peut qu'être admiratif devant la capacité de ce pays à donner au
monde une leçon de fraternité et de courage au travers de l'élection de Barack Obama. Bien sûr, c'est symboliquement très fort qu'un métis soit le premier personnage d'un Etat où Rosa Parks
et Malcolm X ne datent pas de si longtemps. C'est certain, on peut espérer des Etats-Unis plus régulateurs sur le plan économique, moins arrogants sur le plus diplomatique et globalement, plus
multilatéraux d'un point de vue international. Et après ?
Le sens de cette interrogation, c'est que je suis surpris par l'ampleur de l'Obamania en France, même chez les amis de Bush à l'UMP !!! Comme si notre pays avait besoin d'expier quelque
chose, une ferveur transatlantique qui masque mal l'impossibilité d'un Obama français. Car quoi, dans la République de l'égalité des chances, seuls 58% des Français se déclarent prêts à voter
pour un "maghrébin" au poste suprême (reste à savoir ce qu'il en serait réellement dans les urnes...) ! Donc sans doute y'a-t-il dans cette célébration émouvante de l'Amérique métissée un peu
d'une catharsis collective, où l'égalité réelle n'est encore que la chimère bien française qu'on agite sur fond de "Yes, we can".
Alors, oui, il ne faut pas bouder son plaisir de la sanction du pire président américain depuis Reagan. Les Etats-Unis et le monde se porteront mieux de ce changement qui, je l'espère,
permettra dans la durée à l'hyperpuissance d'être plus équitable à l'intérieur et moins injuste à l'extérieur. Il faut espérer que l'espoir suscité par la victoire d'Obama ne se transforme
pas en immense désillusion devant l'ampleur des défis et la réalité des conséquences concrètes de ce vote.
Mais tout de même, qu'il est bon de se dire que "yes, he did it"...
* Reims, c'est Royal !
Voilà, les militants ont voté. 30% pour Royal, 25% pour Delanoë et Aubry et 19% pour Hamon. Impressions générales: c'est la victoire du renouvellement des pratiques et des personnes ; celle
de la base contre l'appareil ; celle enfin de la barre fermement ancrée à gauche dans le contexte d'un socialisme européen en plein désarroi idéologique. Quelques commentaires:
- ah, les gouffres d'auto-satisfaction médiatiques qui se gargarisaient de la victoire programmée de leur icône parisienne boboïsante, et qui voyaient déjà l'intruse renvoyée à ses chères études
de bécasse dans un Poitou-Charentes qu'ils espèrent ne plus la voir quitter... Eh bien non, les militants en ont décidé autrement: la motion de Ségolène Royal dépasse de cinq points celle du
maire de Paris et de la maire de Lille. Les ricaneries sur le zénith, le mépris asséné à longueur de colonnes, toutes les manipulations possibles pour favoriser ses adversaires... et en fin de
compte, courageuse et déterminée, entourée d'une équipe de qualité, elle remporte la première place. Et maintenant ?
- au-delà d'une réelle satisfaction, il faut se méfier de tout triomphalisme. Un parti gouvernable est un parti rassemblé et non pas éclaté en chapelles qui se font une
guerre permanente. Le rejet du vieux parti socialiste ne veut pas dire que les personnalités d'expérience sont à rejeter mais que d'anciennes méthodes et des concepts dépassés doivent être
rénovés. Le score significatif de Benoît Hamon (quoique moins élevé que celui de la "gauche" du PS dans les précédents congrès) montre que ses thèses sont largement validées dans le
contexte de crise économique systémique. La performance de Martine Aubry invite à dépasser les clivages d'hier pour constituer une nouvelle majorité à même de proposer un projet crédible et
transformateur face au programme démagogique et destructeur de Nicolas Sarkozy. Quant au score de Bertrand Delanoë, au-delà de la personne que je respecte et que j'estime, il montre que la
sanction est sans appel pour ceux qui se voyaient à plus de 50% à eux-seuls (!) ; le temps des Rocard et autres Hollande appartient au passé.
Mais maintenant, le plus dur reste à faire. Je ne sais pas ce qui sortira du prochain congrès. J'apprécierais qu'une personnalité brillante et au profil rassembleur comme Vincent Peillon devienne
premier secrétaire. Mais autour d'une ligne politique claire et pour porter l'espoir de tous ceux, y compris hors du PS, qui espèrent aujourd'hui plus que jamais, que ça change.
- pour terminer, deux brefs développements sur deux débats qui agitent le PS.
Le premier point, c'est la conception du parti. Un regard rapide donne l'impression d'une opposition entre les tenants d'un parti de militants (Delanoë) et ceux d'un parti de
"supporters" (Royal), les partisans d'Aubry et Hamon se situant dans un intermédiaire indéterminé. Tout d'abord, à titre personnel, je récuse le second terme dont on affuble les "royalistes" car
la politique n'est pas du sport ni de la chanson, Ségolène Royal n'est ni Zinedine Zidane ni Michael Jackson. Mais il existe bel et bien une divergence de fond.
Sans vouloir caricaturer les points de vue, je pense que les premiers représentent un parti d'experts, ce qu'il est aujourd'hui, un parti de militants aguerris, mais
sociologiquement déconnecté des milieux moyens et modestes, qui se retrouve lors de réunions de section où le non initié ne comprend rien aux querelles byzantines... et qui ne veut surtout pas
que des intrus (les fameux militants à 20 euros) fassent leur entrée dans ce petit jeu à la mécanique bien huilée. Les seconds veulent à l'inverse un parti de masse, ouvert sur la
société, qui ne soit pas le pré-carré d'un nombre aujourd'hui ridiculement bas d'adhérents mais au contraire, le levier d'interfaces avec les associations, les entreprises et la société civile en
général. Un parti plus jeune, plus féminisé, plus métissé, moins "cadres sup" et, en définitive, plus représentatif de la France telle qu'elle est dans sa diversité et que le PS ne parvient
pas à représenter. Alors oui, pourquoi pas une adhésion moins coûteuse pour ceux pour qui le prix de la cotisation est un frein. Pourquoi pas des primaires ouvertes à toute la gauche et non pas
seulement à la rue de Solférino qui se regarde le nombril, de manière à ce que le candidat aux présidentielles jouisse d'une plus grande légitimité pour affronter son adversaire
libéral-conservateur. Pourquoi pas, en effet, le CHANGEMENT.
Le second point, c'est celui des alliances. Le débat opposerait ceux qui sont favorables à un rapprochement avec le centre et ceux pour qui la seule alliance
possible se situe à gauche. Je dois dire pour ma part, et je ne suis pas le seul, que le débat ne me semble pas se poser en ces termes. C'est au centre de se déterminer, pas à la gauche
d'aller vers lui. La priorité pour le PS, c'est le rassemblement à gauche et pas ailleurs. Mais au second tour, il doit être en mesure de faire venir à lui un spectre allant de Besancenot
à Bayrou. La question qui demeure, en assumant ses divergences avec l'extrême gauche et le centre-droit, sans surmoi marxiste ni sirène capitulatrice, est la suivante: est-ce qu'un PS
radical et réformiste est capable de se donner tous les moyens de battre le candidat libéral-conservateur ? Le NPA et le MODEM considèrent-ils que l'UMP et le PS, c'est bonnet blanc et blanc
bonnet ? Sur le plan national, le PS demeure plus proche sur bien des points des Verts et du PCF que de ces deux forces émergentes. Au parlement européen, les amis de Bayrou, malgré son
comportement intègre et courageux, votent en général comme l'UMP ; et ce n'est pas le programme économique de Jean Peyrelevade qui va rapprocher le PS du MODEM. Dans ses
apparitions médiatiques, le facteur de Neuilly passe autant sinon plus de temps à taper sur la gauche de gouvernement que sur la droite, en servant d'épine dans la rose socialiste et
d'épouvantail bien commode à une droite déjà usée après à peine plus d'un an de contre-réformes libérales.
Le PS doit donc rester la force pivot de l'alternance, mais pas au prix d'une course à l'échalotte gauchiste ni de reniements centristes. Simplement, quand on est face à un choix de
société... il faut savoir choisir ! Vouloir aujourd'hui, par principe, rejeter Besancenot dans une opposition systématique et Bayrou dans un ostracisme soviétisant n'augure pas d'une volonté
d'en finir avec une vieille façon de faire de la politique. Peut-être qu'insister sur une refonte radicale du système fiscal pour plus d'équité, un retour de la puissance publique et de son
volontarisme dans la vie économique, une vision de la société ouverte et une diplomatie internationaliste... bref, sans doute qu'appliquer le programme de Ségolène Royal, cela permettrait
d'amener plus de personnes à choisir le bulletin PS ! Plutôt que de faire de l'oeil au NPA et/ou au MODEM...
Sur Obama, je pense que la frénésie française est simplement celle du public à qui on sert une belle histoire comme Hollywood sait les faire. Foncièrement, c'est pas possible de le détester le Barack : il est jeune, beau et bronzé... Et surtout, le métis qui s'est élevé à force de travail, c'est beau comme du Brian de Palma.
Maintenant quand tu dis " sans doute y'a-t-il dans cette célébration émouvante de l'Amérique métissée un peu d'une catharsis collective, où l'égalité réelle n'est encore que la chimère bien française ", je demande à voir. Et si c'est le cas, est-il souhaitable de foutre en l'air le modèle républicain pour une meilleure représentation des minorités "visibles" ? Regardons aujourd'hui la nomination opportuniste au possible d'un préfet noir, dont la mélanine devient le seul centre d'intérêt. Merci pour ses capacités propres. Demain quoi ? Non, la seule vraie réponse, je n'en démords pas, c'est que la République reste aveugle, strictement, aux couleurs de peau. Parce que, bordel de merde, on s'en fout !
D'ailleurs, une fois qu'on va au-delà, on peut commencer à s'intéresser aux idées. Et on découvre avec stupeur (ou pas) que le nouveau président américain, c'est au mieux un mélange de Bayrou et de Sarkozy qui ne bougera pas sur les sujets essentiels. Ouais, c'est moins pire que l'autre. De là à me filer une érection, y'a encore du chemin...
Pour changer de sujet la photo de la porte orientale donne envie de voyager. Elle a été prise là où je pense ?
Mais où est passé l'esprit critique du Alex que je connais ? Tu ne lui trouves donc aucun défaut à Ségolène Royal ?
@ Louis et JB: je suis assez d'accord avec vous. Il faut aller au-delà du symbole Obama pour voir concrètement les idées et propositions qui sont derrière. Il faudra le juger sur pièces.
@ FX: je trouve que l'esprit critique n'a pas changé d'emplacement, il est toujours sous mes cheveux... :) !
Pour répondre directement à ta question, si, il y a des choses que je n'apprécie pas. Par exemple, le fait qu'on voit beaucoup Manuel Valls à ces côtés, trop à mon goût. Parfois, à force de taper sur son propre parti et de tresser des lauriers à Sarkozy, je me demande s'il a toujours des convictions socialistes... Enfin, le pur-sang Valls a choisi la bonne écurie ;) !
En revanche, j'apprécie des gens comme Vincent Peillon, Najat Belkacem ou Aurélie Filipetti qui représentent un PS fidèle à son histoire et novateur, qui donne sa chance à des femmes et à une équipe qui ressemble à la France métissée telle qu'elle est.
Et puis au moment où il ne reste plus que trois candidats que les militants départageront jeudi prochain, trois remarques:
- assez avec ce prétexte des alliances avec le Modem. Qui est alliée localement avec le Modem ? Royal ? Non, c'est Aubry. Alors il faut être cohérent sur une ligne claire: la gauche ne peut gagner 1) que si le PS est fort 2) s'il parvient à rassembler la gauche 3) s'il est capable d'attirer à lui tous les républicains qui refusent l'abaissement de la démocratie sarkozyste. Le vrai problème, c'est que le PS ne doit pas se recentrer, ça d'accord, mais cessons avec cet alibi qui cache à ceux qui ne veulent pas le voir le Tout Sauf Ségolène.
- arrêtons avec ce procès en "pas assez de gauche" à l'encontre de Royal. Ceux qui psalmodient "gauche, gauche" comme des cabris (Emmanuelli, Hammadi...), que font-ils quand ils sont au pouvoir ? Comparons les bilans, celui de Royal dans le gouvernement Jospin et à la tête de la région Poitou-Charentes (remboursement des aides publiques pour les entreprises bénéficiaires qui licencient, excellence écologique avec par exemple le lycée Kyoto qui va bientôt sortir de terre...). Basta les procès en illégitimité (vote de 2006, celui du 6 novembre) et les caricatures (le zénith uniquement sur son aspect "show", une "posture christique" à Reims qui ne doit pas faire oublier le fond du discours politique...). Peut-on critiquer avec rationalité, en utilisant des arguments et non pas des procès d'intention ? La réalité, c'est qu'elle dérange beaucoup une petite cuisine interne qui sent bon l'arrière salle mais qui n'a pas grand chose à voir avec la défense de ceux que le PS doit représenter. Elle les bouscule, voilà pourquoi elle leur file de l'urticaire !!!
- cela devrait être plus souvent relevé, mais cela ne l'a pas été assez, la décision de Jean-Luc Mélenchon de partir du PS est respectable. Il a décidé de quitter un parti avec lequel il ne se sent plus en phase et c'est tout à son honneur que d'assumer des désaccords de fond. Dans le même temps, par tactique personnelle et haine personnelle, à comparer avec la sincérité et le courage du sénateur de l'Essonne, nombre des partisans d'Aubry et de Delanoë refusent de se rassembler autour de la candidate arrivée en tête alors qu'ils partagent l'essentiel des idées, celles d'un réformise radical au service du prgrès social. On verra ce qu'il en sera dans les jours qui viennent...
Précisément, je ne sais pas ce que donnera le vote de jeudi. J'espère que Royal l'emportera mais je pense que ce sera Aubry, agrégeant derrière elle un atelage baroque de gens qui partagent leur refus de voir Royal premier secrétaire. Moi qui apprécie beaucoup Martine Aubry, je trouve désolant qu'elle en soit réduite à être le petit dénominateur commun de tant de haines recuites.
Mais je garde espoir que la renouvellement des personnes et des pratiques puisse sortir vainqueur du vote des militants, pour qu'autour de celle qui mènera une équipe pour transformer le PS, TOUS LES SOCIALISTES, de quelque motion qu'ils viennent, puissent enfin s'atteler à la tâche la plus importante: COMBATTRE la politique de contre-réformes sarkozystes et PROPOSER une alternative transformatrice et crédible à la régression économique et sociale que nous vivons.
Pour revenir sur Obama, j'ai entendu qu'il va fermer guantanamo. Pour commencer je trouve que c'est un geste fort et je souhaite que la suite continue comme ça.
Chacun pensera ce qu'il veut, personnellement je trouve que passer de 29% à 43% puis à 50%, ça s'appelle une belle dynamique, au-delà de ce que j'imaginais.
Et je dois dire que l'attitude de Martine Aubry (comme celle de Rebsamen avant elle) de se proclamer gagnante alors que rien n'est validé me déçoit de sa part. Il semble que sur les recomptages, Royal serait en fait majoritaire. Si cela devait être confirmé, je trouve son attitude d'autant plus réglo: alors qu'elle remporetrait le vote, puisque le scrutin est objet de suspicion, la seule façon de les lever, c'est de revoter.
Au moins, comme cela, que ce soit Aubry ou Royal qui gagne, celle qui l'emportera aura une légitimité qui ne sera pas contestable.
Tu me connais, Alexandre, je suis plutot de nature optimiste, comme toi. Simplement, je ne peux m'empecher de ne voir que de sombres perspectives. A mon sens, la légitimité, c'est fini pour tout le monde. Et depuis le vote des motions. Delanoe, en terminant deuxième. Aubry, en étant distancée. Royal, puisqu'elle n'a pas réussi à être élue haut la main. En fait, on a un conflit terrible de légitimités concurrentes, la dynamique étant du coté de Royal (mais pas suffisament pour que sa victoire soit incontestable).
Contrairement à toi, je crois que le recomptage sera favorable à Aubry, si toutefois on veut bien fouiller un peu du coté de PACA et Languedoc, où ce n'est jamais très clair. Mais quand bien meme elle serait élue, elle n'a aucune légitimité en raison de l'excellent score de Royal. Qui n'en a pas plus, puisqu'elle n'est pas élue. Et quant au PS dans son ensemble, les suites judiciaires que vient d'annoncer Valls sur canal (ce midi) lui otent tout honneur, toute crédibilité.
Bref, ca va très mal, et je ne n'arrive pas à voir comment on peut s'en sortir, sauf par un coup de force (qui peut se traduire par le départ du parti d'un camp ou d'un autre, en fonction des circonstances). Quant à l'hypothèse d'un nouveau vote, elle ne servirait qu'à l'accroissement de notre ridicule. S'il devait avoir lieu, je ne sais meme pas si j'irais voter. Ce spectacle, car c'est bien ce que l'on fait, on se donne en spectacle (comme à Reims), est profondément décevant. C'est triste à dire, mais j'ai honte de mon parti.
Un petit post d'un mec de droite pour mettre un peu de grütpiment!!! cela dit, c'est pour être d'accord avec certains posts précédents alors....
Au sujet d'Obama :
Je suis d'accord qu'on s'en fout de la couleur d'Obama, les Américains l'ont élu parce que ses idées étaient plus modernes que celles de McCain! Tu parles d'EXPIER..... mais au lire de tes commentaires sur le fait qu'il n'y ait pas encore eu, qu'il n'y aura sans doute pas avant un certain moment, un président issu des "minorités visibles" (quelle expression horrible d'ailleurs), je me demandes exactement QUELLE CULPABILITE on passe encore notre temps à expier dans ce pays qui en est spécialiste!!! Peut-être les petits traumatismes d'une certaine bien-pensance qui réussirait bientôt à nous faire croire que pour faire mieux que les Américains, qu'il était agréable jusqu'alors de caricaturer comme des gros racistes arriérés, on va bientôt être obligé d'élire un Président "visible" pour montrer l'exemple aussi. Mais depuis quand c'est une obligation??? La question posée par les sondages est elle même biaisée!! Les gens associent malheureusement une communauté avec certaines idées dans leur tête. Il faudrait leur demander s'ils seraient prêts à voter pour un candidat PARTAGEANT leurs idées à eux mais qu'il était noir au arabe. Les réponses seraient peut-être différentes. Moi je réponderais plus facilement OUI qu'à la première, qui laisse supposer que c'est un critère de choix en soi.
j'ajouterai encore un petit bémol : depuis quand y a-t-il de nombreux "amis de Bush" à l'UMP?? Tu connais bien mal à l'UMP Alex!!! Même si ça m'énerve les mecs de l'UMP qui se disent à donf démocrates mais genre trop parce que c'est cool, j'aimerais bien les voir parler immigration et sécurité sociale avec Hillary Clinton!!!
PS : je suis entièrement d'accord avec Simon et je pense que c'est un problème de légitimité. Or sans légitimité, pas d'autorité, et sans autorité, pas de vrai pouvoir possible. Mais parfois je me demande si chez les socialistes, il n'y a pas parfois un problème avec le pouvoir EN SOI : car finalement toute cette crise qui s'étale, s'étale et n'en finit pas, c'est un peu la faillite d'une structure qui se veut démocratique mais qui n'a jamais voulu placer un chef au-dessus des autres non? ("premier secrétaire" ça fait très primus camaradus inter pares d'ailleurs) Seulement pour conquérir l'Elysée il faudra trancher et oser se donner un leader!!!
Pour ma part, comme je suis cynique et ce n'est pas mon parti, j'aimerais bien une scission, mais bon on ne me demande pas mon avis je suis pas socialiste :D
Je suis aussi d'accord avec Alex que ce ne devrait pas être à la gauche (ou à la droite) d'aller chercher le centre, mais au centre de choisir dans quelle majorité se placer. Ce qui peut vouloir dire dans la configuraiton actuelle, soit que Ségolène n'est pas de gauche, soit plutôt, et c'est mon avis, que le Modem n'est plus vraiment au centre...
Au contraire Mathieu, tout cela a un sens, rassure-toi! Bon alors moi aussi je me décide à "poster" un commentaire...
Bien qu'en réalité cela risque d'être un peu rébarbatif pour ceux qui suivent cette discussion depuis le début, je commencerai par OBAMA.
Alors je partage beaucoup de chose qui ont été écrite, il est vrai que l'élection d'Obama est exceptionnelle aux USA et dans ce que l'on appelle l'occident (les riches quoi). Un métis à la maison blanche, je sais même pas si les scénaristes d'Hollywood l'avaient pensé!
Cela dit, moi je suis un OBAMARRE! C'est joli tout ce bruit qu'on fait autour de la couleur du prochain président des US, et la passion que cela a déchaîné en France est surprenante.
De là à penser que c'est génial et que le monde va enfin aller mieux, qu'enfin les choses vont trouver leur solution, que paix bonheur et amour adviendront sur terre, il y a un océan à franchir. Pourtant beaucoup de gens (surtout de filles d'ailleurs -> pouvoir phallique) y croyaient vraiment le jour de son élection, je me suis d'ailleurs pris la tête avec plus d'une d'entre elles.
N'oublions pas qu'Obama est le président des...USA! Eh oui! Manque de pot! Superman ne pourrait pas faire toutes ces oeuvres de charité s'il était à la présidence, haut lieu de "défense des intérêts de la nation", et nous savons 1) à quel point ils ont des intérêts, et 2) jusqu'où ils sont capables d'aller pour les défendre (cf. coup d'Etat en tout genre et installation de dictatures par ex. au Chili en 73, cf. guerre en Irak 2003, etc.).
Quant à la France, je partage l'opinion de Mathieu sur la fiabilité de ces sondages. D'une part ils sont réalisés au mauvais moment (i.e. "à chaud"), et d'autre part j'aimerais bien savoir 1) QUI a réalisé ce sondage (si c'est OpinionWay par ex mieux vaut le considérer comme nul), 2) COMMENT a-t-il été réalisé (par téléphone ou pas, sur internet ou pas, et surtout, sous quelle forme la question était posée)?
Personnellement, je suis prêt à voter pour n'importe qui, peu importe sa couleur ou son nom, ou encore sa coupe de cheveux ou son tailleur, je voudrais juste qu'il ou elle partage avec moi un minimum d'idées fortes et de projets emblématiques... pour l'instant j'ai pas trouvé.
En ce qui concerne le PARTI SOCIALISTE...
Que dire de plus... je crois qu'il vaut mieux se taire et voir ce qu'il va se passer cette semaine.
Mais, en aparté, là à chaud, moi je vois très clairement 2 points :
1° le PS uni et rassemblé n'existe plus, ou (dans une vision moins radicale et plus optimiste) il mettra énormément de temps à se remettre de ces épisodes, y compris au niveau de l'image qu'il donne à voir (et que les gens intégrent, à force de mattracage médiatique).
2° Bien que, au niveau de mes opinions, je ne sois pas vraiment dans la ligne du PS (quant il y en avait qu'une seule), le fait que le principal parti "d'opposition" (les guillemets sont de rigueur) parte en eau de boudin ne me réjouit guerre, car il nous reste tout de même 3 ans de sarkozysme et il ne faudrait pas qu'en s'en prenne encore 5 en 2012! Parce qu'à côté des PS, à part le NPA qui réussit pas mal, le PC et les Verts ne sont pas vraiment là pour venir nous donner plus d'espoir!
Quelques impressions au sujet des dernieres émissions de canal +:
- Dimanche +, avec Manuel Valls : son interview est une honte, ce mec est en train de devenir la lie du parti socialiste. Quand comme lui, on brocarde publiquement et nommément des responsables de section, allant jusqu'à les accuser de faux en écriture, comment peut-on espérer que le parti reste uni ? Honnetement, je crois que suite à de tels comportements, certaines personnes n'oseront plus se rendre dans leur section. Il ne faut pas perdre de vue que tous les responsables de section, notamment parmi les plus petites, ne sont pas des apparatchiks carriéristes, mais simplement des bénévoles qui défendent des convictions. Je serais dans la situation de ces gens là, j'en voudrais à mort à des enflures comme Valls, qui me diffament publiquement.
- Le grd journal avec ROyal, hier. Il n'y avait rien. Le vide intersidéral. La meme rengaine qui ne tient pas debout. Parce que demander un nouveau vote quand on a perdu, c'est facile. Mais Valls, Rebsamen, Royal et compagnie, sont au parti depuis plus de 20 ans. Or, le sfraudes ne datent pas d'hier, et je n'ai jamais entendu Royal s'offusquer contre ces pratiques (surtout pas contre celles de son bon ami G. Freche, expert en la matière). Je propose donc qu'elle arrete de prendre les gens pour des cons, alors que par son silence, elle a été solidaire de ces pratiques depuis les 20 dernieres années. C'est vraiment trop facile.
Vous l'aurez compris, je ne suis pas nécessairement royaliste. Je ne suis pas non plus un fervent aubryste, je ne m'y suis rallié que de raison. Et je souligne que la décence, on voit de quel coté elle est : qui n'a donné aucune interview depuis vendredi ? Quels sont les "lieutenants" qui ne se répandent pas en insanités sur le parti socialiste ? Dans quel camp sont-ils ? Qui n'a pas annoncé que quel que soit le résultat, il y aurait des plaintes et des recours en justice ? Franchement , faut arrêter au bout d'un moment. Sérieux, si Valls appelle à une manifestation devant Solférino, je vais y aller, promis, et si je le croise je lui dirais ce que je pense.
A propos d'Obama, c'est fou comme on semble être d'horribles réalistes. On verra bien ce qu'il fera. Ce qu'il a annoncé pour l'Irak et Guantanamo est déjà un bon commencement.
Quant au PS, je trouve l'attitude de Royal digne. Malgré la dynamique qui était de son côté, elle a entériné la victoire de Martine Aubry et donne rendez-vous aux prochaines échéances. Ce qui serait bien également c'est que les médias aient plus le sens de la nuance, parce qu'entre les crispations de Valls et les propos inadmissibles de Jospin sur les néos, on pourrait montrer que les partisans de l'une et de l'autre ne sont pas monolithiques et que de toute façon hein:
C'est, c'est, c'est Ségolène. Ou bien la cht'ite Martine. Fight against le nabot.
Nouvel article sur le blog dans pas longtemps...