Deux aspects de débats d'actualité
* La mobilisation face à la crise et la politique du gouvernement
Le 29 janvier, deux millions de personnes ont manifesté. Nombreux ont été ceux qui ont fait grève, nombreux ont été ceux qui n'ont pas fait grève et qui se sentaient solidaires des
revendications: réponses aux inquiétudes face à la crise ; colère face à l'injustice de la politique économique et sociale ; espoir d'une autre politique plus équitable et efficace.
De nombreux secteurs ont été touchés, le privé comme le public, des jeunes inquiets pour leur avenir et des plus vieux soucieux de leur retraite. Contrairement à une phrase provocatrice, quand il
y a des grèves en France, on s'en aperçoit. Et cette interpellation au pouvoir en place aurait logiquement dû appeler à un recadrage. D'où le besoin d'une prise en compte des demandes
exprimées lors de cette journée de mobilisation, sous peine que d'autres soient nécessaires pour se faire entendre et obtenir satisfaction. Pour quelle réponse du président ?
* L'intervention du président et la déception face à ses réponses aux attentes exprimées par les Français
Qu'ont vu les 15 millions de personnes qui ont écouté le président et qu'ont raté ceux qui ne l'ont pas vu ? Pour résumer, on peut citer Martine Aubry: "Entêtement, hésitation,
décalage"
- entêtement. Le président maintient le cap de ses contre-réformes et se refuse à la moindre auto-critique sur celles qui sont les plus contestables (heures
supplémentaies défiscalisées, nomination du patron de France Télévision...). Toujours cette même logique d'opposer les Français entre eux plutôt que de les rassembler. Cette façon de s'attaquer
au service public alors que celui-ci est garant de la cohésion du pays.
Qu'il veuille maintenir l'essence du programme sur lequel il a été élu, on peut le comprendre. Mais être à ce point autiste vis-à -vis des demandes légitimes des Français, sourd aux
critiques y compris celles exprimées dans son camp... Rien ne justifie qu'il n'ait pas sinon changé de politique, en tout les cas qu'il ne l'ait pas infléchie, en tenant compte, et pas sur
un ton misérabiliste, de la gravité des conséquences de la crise pour de nombreux Français.
- hésitation. Vous allez me dire, surprenant de la part de celui qui dirige tout et est omniprés(id)ent. C'est finalement logique: l'absence de cap clair face à la crise
explique les hésitations du président. Cela a parfois du bon: il accepte enfin de considérer le dialogue social et la concertation comme un outil indispensable d'un mode de gouvernement. Mais la
part de mauvais est largement plus conséquente: pas de ligne claire, englué qu'il est par la faillite de la logique libérale qui était la sienne. Prêt à des gestes "sociaux" mais sans aucune
comparaison avec, par exemple, ce que font Obama, Brown ou Zapatero dans leurs pays.
Surtout, cela témoigne d'une incohérence totale: supprimer une tranche d'impôt sur le revenu alors qu'on prétend vouloir maîtriser les déficits. Supprimer la taxe professionnelle sans annoncer
par quoi la première ressource des collectivités territoriales sera remplacée. Les Français ont besoin d'être rassurés, ils sont en fait gouvernés au fil de l'eau, sans ligne directrice si ce
n'est ce le fait que le président n'est pas à la hauteur des enjeux.
- décalage. Précisément, les enjeux sont bien plus importants: que pèsent les 1,4 milliards d'euros de mesures "sociales" face à l'ampleur des difficultés actuelles ? Il
aurait tout à fait pu (ce ne sont là que quelques pistes):
--) assortir de contreparties l'aide aux banques, que l'Etat entre et reste au conseil d'administration de ces banques. Et que désormais, toute aide accordée aux entreprises soit assortie d'une
obligation de négocier sur la question du pouvoir d'achat, sans oublier le plafonnement des rémunérations comme l'a récemment décidé Barack Obama.
--) renforcer son plan de relance. Celui présenté par le gouvernement est en décalage avec ce qui est nécessaire, comme préconisé par le FMI en pourcentage de PIB. Peu d'investissements
et pas de consommation. Même Angela Merkel en Allemagne n'agit pas de la sorte. Il faudrait un plan plus équilibré, avec des investissements non pas fruit du recyclage de projets en cours mais
résultat d'un appui massif à des mesures structurantes. Quant à l'aspect consommation, il est indécent de ne pas aider ceux qui sont pénalisés par la crise (baisse de la TVA, augmentation des
salaires et des minimas sociaux...). Partout en Europe, cette double nécessité se traduit en actes. Mais en France, on est généreux avec ceux qui ont déjà tout et on n'aide pas ceux qui
auraient bien besoin de la solidarité nationale.
Demain ? D'autres réponses j'espère ! Alter !
Je suis pas certain que ce soit un métro mais bon c'est original.
Tu fais bien de pas être certain car c'est pas un métro. Mais keskecelapeutilbienêtre ???
Et le textes, et les autres photos, qu'est-ce que ça vous inspire ?
PS: c'est quoi Fab cette histoire de bus ???
et mes parents veulent aller en vacances la bas a paques